Montpellier, 1ère grande métropole la plus attractive de France
SOMMAIRE
- Montpellier reprend la tête du classement des grandes métropoles françaises
- Un carton plein sur trois des quatre thématiques analysées
- Un marché immobilier tertiaire en pleine effervescence
- Un dynamisme démographique sans équivalent
- La transition écologique au cœur de la stratégie montpelliéraine
- Le coût du logement, talon d'Achille de la métropole
- Des marges de progression identifiées
- Une méthodologie rigoureuse pour un classement objectif
- Les grandes métropoles françaises au coude-à-coude
- Une dynamique territoriale en perpétuel mouvement
Nouvelle consécration pour la capitale héraultaise ! Selon le Baromètre Arthur Loyd 2025, Montpellier décroche la médaille d'or des grandes métropoles françaises. Dynamisme démographique sans égal, projets de transports ambitieux et ambitions dans la médecine du futur : la ville séduit comme jamais.
Montpellier reprend la tête du classement des grandes métropoles françaises
Montpellier s'impose comme la métropole la plus attractive et résiliente de France dans sa catégorie. Selon la 9ème édition du Baromètre Arthur Loyd, publiée ce 20 janvier 2026, la préfecture de l'Hérault retrouve la première place du podium des grandes métropoles, devant Rennes et Grenoble. Après deux années en deuxième position, la ville aux 300 jours de soleil reprend son trône et creuse désormais l'écart avec ses rivales.
Cette étude annuelle de référence, qui analyse 50 métropoles et agglomérations françaises à travers 75 indicateurs statistiques répartis en quatre grandes thématiques, place Montpellier en tête de la catégorie des grandes métropoles, regroupant les aires d'attraction de 500 000 à 1 million d'habitants. Un véritable plébiscite pour la capitale languedocienne qui obtient un indice d'attractivité et résilience de 0,576, le plus élevé de sa catégorie.
Un carton plein sur trois des quatre thématiques analysées
La métropole décroche la médaille d'or dans trois des quatre grandes thématiques du classement : « Vitalité économique », « Accueil des entreprises et immobilier professionnel » et « Connectivité, capital humain et transitions ».
En matière de vitalité économique, Montpellier passe de la quatrième à la première place. Un bassin d'emploi dynamique, une forte proportion de cadres et de nombreuses créations d'entreprises ont propulsé la capitale occitane au sommet. L'ambition affichée par la ville de se positionner comme un pôle de référence en médecine du futur, notamment sous l'impulsion du projet MedVallée , favorise tout un écosystème sous-jacent qui devrait à terme renforcer encore sa puissance économique et industrielle, en France comme à l'international.
Un marché immobilier tertiaire en pleine effervescence
Sur le volet de l'accueil des entreprises et de l'immobilier professionnel, Montpellier confirme une nouvelle fois sa capacité à répondre aux besoins des acteurs économiques. La métropole signe une année 2024 particulièrement dynamique en termes de demande placée de bureaux, affichant des performances largement supérieures à celles de ses concurrentes.
Parmi les implantations emblématiques qui ont marqué l'année figurent la Montpellier Business School, avec pas moins de 28 000 m² de surfaces, et le groupe Engie, qui a pris possession de 4 000 m² de bureaux. Ces deux opérations majeures se sont concrétisées dans le quartier Cambacérès, qui finalise ainsi sa transformation en un pôle tertiaire pleinement intégré à la métropole.
Cette intégration a été renforcée par l'extension de la ligne de tramway 1, reliant désormais la gare TGV au centre-ville. Son inauguration en octobre 2025, conjuguée à la mise en service de la nouvelle ligne 5 du tramway, permet à Montpellier de progresser significativement en matière de mobilité locale et mobilités douces, passant de la septième à la cinquième place sur cet item.
Un dynamisme démographique sans équivalent
Mais c'est surtout grâce à son dynamisme démographique exceptionnel que la métropole décroche la médaille d'or dans la thématique « Connectivité, capital humain et transitions ». Montpellier arrive en tête de l'item « Dynamisme démographique et présence de talents », un facteur clé qui la distingue nettement de ses concurrentes.
Comme le souligne l'étude Arthur Loyd, les métropoles en première position de leurs catégories respectives sont toutes arrivées premières sur cet item stratégique. Toulouse, Montpellier, Angers et Bayonne partagent ainsi ce point commun : grâce à leur fort taux de diplômés de l'enseignement supérieur et à une croissance de la population soutenue, notamment chez les jeunes, ces territoires parviennent à créer un environnement propice à la prospérité économique.
Ce dynamisme instaure un cercle vertueux où l'emploi, l'accumulation d'un vivier de main d'œuvre qualifiée et le bien-être général se renforcent mutuellement, plaçant ces territoires parmi les plus prisés de l'Hexagone.
La transition écologique au cœur de la stratégie montpelliéraine
Montpellier se distingue également, à l'échelle départementale, par une forte capacité de production d'énergie renouvelable et par d'importantes annonces d'investissements dans les filières vertes. Sur l'item « Innovation et transition verte », la métropole occupe une honorable troisième place, témoignant de l'engagement du territoire dans la transition écologique.
La présence de l'aéroport international, ainsi qu'une connexion ferroviaire aisée – grâce à la présence de deux gares TGV – aux grandes métropoles régionales, assurent à Montpellier un rayonnement particulièrement courtisé par les entreprises et les talents en quête de mobilité.
Le coût du logement, talon d'Achille de la métropole
Si Montpellier brille sur la quasi-totalité des critères, le tableau n'est pas exempt de zones d'ombre. La ville recule à la huitième place dans la catégorie « Qualité de vie », un classement qui s'explique principalement par un coût du logement relativement élevé.
Comme le note l'étude Arthur Loyd, c'est bien souvent là que se cristallise le revers de la médaille d'une forte attractivité territoriale. Les bons résultats de ces villes, conjugués à une crise du logement qui frappe la plupart des grandes métropoles et des littoraux français, viennent stimuler à la hausse, et sur le long terme, les loyers et prix de vente. Lyon, Montpellier, Rennes, Angers et Bayonne n'occupent ainsi que les trois dernières places de leur classement respectif sur cet item.
Autre point de vigilance identifié par les analystes : les risques liés au réchauffement climatique ou environnementaux, en particulier les feux de forêt et la pollution atmosphérique. Ces éléments, parfois inéluctables, impactent les résultats de la métropole sur l'item « Environnement et risques climatiques », où Montpellier se classe neuvième.
Des marges de progression identifiées
Les experts d'Arthur Loyd pointent également des leviers d'amélioration pour la métropole. Montpellier pourrait regagner quelques points en renforçant son offre d'enseignement supérieur, domaine dans lequel elle se classe sixième, et en développant davantage ses aménités pour les résidents, où elle occupe également la sixième position.
Sur le volet de l'accueil des entreprises et des coûts d'implantation, la métropole affiche une septième place qui laisse entrevoir des possibilités d'amélioration, notamment pour faciliter l'installation de nouvelles entreprises sur son territoire.
Une méthodologie rigoureuse pour un classement objectif
Le Baromètre Arthur Loyd constitue un outil factuel de mesure de l'attractivité des métropoles et du dynamisme des territoires. Cette 9ème édition s'appuie sur l'analyse de 75 indicateurs statistiques, issus de plus de 30 sources officielles ou professionnelles à la fiabilité reconnue, parmi lesquelles l'INSEE, la Banque de France, l'INPI, l'Observatoire des Territoires, Eurostat ou encore les bases de données du réseau Arthur Loyd.
Les indicateurs sont répartis en quatre grandes thématiques : la vitalité économique (15 indicateurs), l'accueil des entreprises et l'immobilier professionnel (12 indicateurs), la connectivité, capital humain et transitions (25 indicateurs) et la qualité de vie (23 indicateurs). Aucune pondération n'est appliquée aux indicateurs, l'impartialité du classement.
L'étude couvre 82 % de la population française des aires d'attraction de plus de 100 000 habitants. Paris, considérée comme une « ville-monde » sans rivale possible en France, a volontairement été exclue du périmètre pour permettre une comparaison pertinente entre territoires de taille comparable.
Les grandes métropoles françaises au coude-à-coude
Derrière Montpellier, la compétition reste serrée parmi les grandes métropoles. Rennes, fidèle dauphine, conserve sa deuxième place avec un indice de 0,534, portée par ses performances économiques exceptionnelles et le taux de chômage le plus bas de sa catégorie, à seulement 6,1 %.
Grenoble complète le podium et retrouve la médaille de bronze après être tombée au pied du classement lors de la précédente édition. La capitale des Alpes se distingue notamment par sa première place sur l'item « Innovation et transition verte », fruit de sa spécialisation historique pour l'industrie de pointe et de la présence de nombreux laboratoires de recherche et développement.
Strasbourg (quatrième), Rouen (cinquième), Nice (sixième), Tours (septième), Nancy (huitième), Clermont-Ferrand (neuvième) et Toulon (dixième) complètent ce classement des grandes métropoles françaises.
Une dynamique territoriale en perpétuel mouvement
Comme le souligne l'étude Arthur Loyd, l'attractivité territoriale s'inscrit dans un mouvement permanent. D'une année sur l'autre, le positionnement des métropoles et agglomérations françaises évolue avec une volatilité plus ou moins marquée. Certaines villes disposent d'atouts structurels solides et auto-entretenus qui leur garantissent une présence régulière sur les podiums, même si l'ordre d'arrivée peut varier.
Montpellier et Rennes illustrent parfaitement cette dynamique, en figurant depuis 2022 parmi les métropoles de grande taille les mieux classées. Pour autant, rien n'est jamais gravé dans le marbre, et les prochaines éditions promettent d'être particulièrement révélatrices des évolutions en cours sur nos territoires.
Source : Baromètre Arthur Loyd 9ème édition - Attractivité et résilience des métropoles, janvier 2026
Morgane Caillière
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