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Innovations écologiques et petites communes, est-ce possible ?

Publié le 08 juin 2020 par
Caroline Tison
Caroline

De nouvelles normes environnementales pour les futures constructions

Depuis le premier choc pétrolier de 1973, les gouvernements successifs français ont mis en place des Réglementations Thermiques afin d'améliorer l'isolation des bâtiments. A l'initiative du Premier Ministre de l'époque Pierre Mesmer, la toute première "RT" est instaurée en 1974.

Cette première norme énergétique impose en tout premier lieu une isolation thermique des parois ainsi qu'un réglage automatique des installations de chauffage. S'en suivra diverses autres RT dans les décennies suivantes, s'améliorant au fil des gouvernements et devenant de plus en plus coercitives pour les nouvelles constructions françaises.

Parc arboré paisible en centre-ville
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La dernière RT date de 2012 et prescrivait à tous les nouveaux bâtiments une limitation de la consommation énergétique qui ne devait pas dépasser les 50kWh/m2/an. Cette régulation signait le label "basse consommation" prôné par le gouvernement.

Cette obligation s'accompagnait également d'autres contraintes telles que la perméabilité de l'air, une surface des baies vitrées égale à 1/6 de la surface habitable et l'utilisation d'énergies renouvelables.

Cette RT2012 sera bientôt remplacée au 1er janvier 2021 par la Réglementation Environnementale 2020. Dépassant les bâtiments basse consommation, les nouvelles constructions devront répondre désormais à des normes préconisant les énergies positives. En clair, les bâtiments devront produire plus d'énergie qu'en consommer, ce seront là les BEPOS.

Les grandes villes ne sont pas les seules à devoir se mettre à la page de la transition énergétique

De nombreuses métropoles n'ont pas attendu l'arrivée de cette RE2020 pour anticiper les besoins futurs environnementaux. En effet, certaines ont déjà imaginé des projets dits "BEPOS" qui sont d'ailleurs pour certains en construction.

C'est notamment le cas de Rennes qui possède déjà ses bâtiments certifiés "passifs". Effectivement, le "Mouvement Perpétuel" est une construction récente de 40 logements à l'avant-garde du BEPOS puisque l'édifice bénéficie d'une isolation par l'extérieur en deux couches, des fenêtres triple vitrage ainsi qu'une consommation énergétique de moins de 15 kWh/m2/an en ce qui concerne le chauffage.

À Baud-Chardonnet, toujours dans la ville rennaise, c'est la construction d'une école qui sera à énergie positive.

De nombreux promoteurs de l'immobilier neuf se sont d'ores et déjà engagés dans la construction de programmes neufs BEPOS.

Ces nouvelles habitations et innovations énergétiques ne concernent pas seulement les grandes villes françaises cependant. Dans les métropoles qui incluent la ville et les communes adjacentes, des politiques urbaines ont entamé des travaux d'aménagement allant dans le sens de la transition énergétique.

Jardinière en bois avec des plantes parmi des cailloux blancs
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L'installation et la construction de programmes neufs ne cesse d'augmenter dans ces espaces où la périurbanisation gagne de plus en plus de terrain. Les collectivités travaillent donc main dans la main avec les projets immobiliers et leurs promoteurs afin d'aller dans le sens des nouvelles réglementations.

L'expansion des métropoles par la périurbanisation permet alors aux petites communes limitrophes de prétendre aux innovations écologiques qui vont de pair avec les nouveaux logements.

Les petites communes sont aussi des modèles d'innovations écologiques

En matière de constructions BEPOS, la région montpelliéraine se défend.

À Castelnau-le-Lez particulièrement puisque la reconstruction de la médiathèque Aimé Césaire répond parfaitement aux normes de la RE2020. Depuis longtemps la métropole travaille sur le concept de "développement durable" via la mise en place d'un Agenda21.

Lieu de rencontre et de partage tout étant une source de connaissances, la médiathèque offrira de très hautes performances énergétiques et sera un bâtiment exemplaire pour la RE2020.

La commune se place donc en pole position pour la transition énergétique au niveau des bâtiments publics mais également au niveau du logement. Les annonces du neuf à Castelnau-le-Lez fleurissent avec pas moins de 9 programmes qui accueilleront les nouveaux habitants.

Cependant Montpellier Métropole n'est pas la seule à innover. À Anglet, ce sont 27 logements labellisés BEPOS qui ont été livrés en 2016. Pour Issy-les-Moulineaux, le premier immeuble à énergie positive a été livré en 2018 et à Castres c'est son collège qui se verra certifié BEPOS en 2021 avec sa livraison.

Vue aérienne sur la ville de Montpellier
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La transition énergétique concerne le territoire national

Avec ces nouvelles normes bientôt en vigueur, le réchauffement climatique n'a qu'à bien se tenir. Le développement durable constitue une des priorités majeures de l'ensemble des politiques publiques du territoire français, autant au sein des grandes villes que dans les petites communes.

L'Outre-Mer n'est pas en reste non plus puisque l'Île de la Réunion commence doucement à se mettre au vert avec notamment l'IUT de Saint Pierre livré en 2008 qui a initié le mouvement de transition énergétique réunionnais.

Nous constatons par conséquent que les innovations écologiques concernent toutes les agglomérations du territoire français, des plus grandes au plus petites. L'environnement est au cœur des problématiques contemporaines et n'est mis de côté nulle part avec l'aide des politiques urbaines. Les constructions neuves bénéficient de nouvelles réglementations qui profitent à la fois aux investisseurs et occupants des logements mais également à l'environnement.

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