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Habiter et investir à Montpellier, ville en évolution permanente

Publié le 03 août 2020 par
Caroline Tison
Caroline

En France, comme partout ailleurs dans les pays en développement ou déjà développés, les paysages urbains changent au fil du temps et se renouvellent sans cesse. Les villes, et plus particulièrement les grandes villes qualifiées de “métropoles”, ne restent jamais figées et sont en constante transformation urbaine.

Les politiques publiques réinventent sans cesse la ville d’aujourd’hui pour améliorer celle de demain. Pourquoi ? Dans quel but ? Au-delà du fait de renouveler le parc immobilier pour faire face à la croissance démographique et une demande de logement toujours plus forte par rapport à l’offre, les raisons de ces métamorphoses permanentes sont plurielles. Montpellier en est un parfait exemple.

Urbanisme : un renouvellement constant des normes

Si les villes se transforment année sur année, elles se doivent de se mettre à la page des nouvelles normes en vigueur édictées par les gouvernements successifs. C’est aussi en partie pour cette raison que le paysage urbain ne cesse d’évoluer. Démolitions, reconstructions, réhabilitations et rénovations, les bâtiments subissent les nouveautés législatives.

Investir à Montpellier - le quartier Antigone
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Ces normes sont sans arrêt modifiées. Elles deviennent plus inclusives – pour les personnes en situation de handicap, par exemple – plus justes et plus respectueuses de l’environnement. En ce qui concerne ce dernier point, les acteurs politiques ont mis en place, depuis la crise économique de 1973, des réglementations destinées au secteur du bâtiment. Appelées Réglementations Thermiques, elles visent à encadrer les travaux et nouvelles constructions afin de respecter, en premier lieu, l’environnement. Mais ces “RT” sont également utiles financièrement parlant puisqu’elles contribuent à la diminution des factures énergétiques.

La dernière Réglementation Thermique en vigueur était la RT2012. En 2021, ce sera la RE2020 qui prendra le relai avec de nouvelles indications pour les constructeurs immobiliers.

Les Réglementations Thermiques au service de l’urbanisme... et des contribuables

Le BTP doit s’aligner sur ces nouvelles normes édictées par le gouvernement, pour des constructions plus respectueuses, nous l’avons vu, mais également plus saines et... moins coûteuses pour les occupants. En effet, avec les différentes RT et bientôt la RE2020, les bâtiments devront produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment. Par conséquent, la facture énergétique du contribuable se verra largement réduite.

Ces RT accompagnent les constructions neuves. Et aujourd’hui, le marché immobilier neuf bénéficie de dispositifs de défiscalisation tels que le Pinel. Si l’achat d’un logement neuf est environ 30 % plus onéreux que l’achat d’un bien ancien, la balance s’équilibre sur le long terme avec non seulement les consommations énergétiques réduites mais également avec les loyers perçus, les frais de notaires moins coûteux et bien entendu la réduction fiscale.

Acheter en Pinel, c’est respecter une période locative de 6, 9 ou 12 ans obligatoire pour pouvoir bénéficier de la réduction d’impôt à hauteur de 12, 18 ou 21 %.

Habiter à Montpellier - le quartier Port-Marianne
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Une transformation permanente pour pouvoir maintenir le niveau

Les villes se mettent à la page. Les politiques et les acteurs de l’urbanisme signent des accords, achètent et revendent, collaborent dans un seul et même but : permettre à la ville de demain de se renouveler, d’être toujours au goût du jour, voire même être en avance sur son temps. L’avant-gardisme est très souvent le maître-mot des architectes et urbanistes des grands projets des communes, comme en témoigne, à titre d’exemple, l’Arbre Blanc montpelliérain. Ce bâtiment résidentiel aux allures futuristes a été primé en 2020 comme étant le “plus bel immeuble du monde”. De quoi apporter un peu plus de charme à la métropole héraultaise qui ne lésine pas sur la construction de logements comme en attestent de multiples programmes neufs à Montpellier.

Être à la pointe de la technologie, des dernières avancées environnementales et énergétiques, s’adapter à la modernité, à cet urbanisme contemporain et savoir anticiper sur les prochaines tendances des constructeurs, voici les défis des villes actuelles.

Si les villes se métamorphosent aussi régulièrement, ce n’est un hasard. C’est essentiellement pour des raisons économiques. Conserver son dynamisme et son attractivité est un enjeu majeur de ces localités. Rester dans les classements publiés chaque année leur permet de conserver leurs atouts. Et c’est encore mieux si elles peuvent grapiller quelques places dans les palmarès, afin de parfaire leur renommée.

Montpellier l’a bien compris, pour attirer les jeunes actifs, il faut moderniser la ville, la rendre toujours plus dynamique. Pour Bordeaux, c’est l’objectif du million d’habitants qui est visé. Montpellier, 7e ville de France depuis peu, mise sur son urbanisme à travers de grands projets immobiliers et urbains, réinventant, là encore, ses murs.

Montpellier, championne du renouvellement urbain et de son évolution

La ville montpelliéraine a à cœur de préserver le patrimoine architectural préexistant. Le garder intact demeure un enjeu important et les nouveaux projets urbains ne doivent en aucun cas supplanter cette richesse. Même si jugées d’un autre temps, ces constructions anciennes font le charme “à la française” des villes et régions du pays. Elles sont un gage de l’identité nationale et régionale, de l’Histoire.

Immobilier moderne à Montpellier sur les bords du Lez
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Toutefois, la capitale de l’Hérault innove et investit massivement dans des projets d’envergure pour maintenir le cap des classements des villes “où il fait bon vivre”. En constante compétition, les communes françaises se battent sans relâche lors de cette course au prestige. Atteindre le podium et y rester, voici leur objectif commun.

Faire son entrée dans un palmarès, y rester et gravir les marches une à une reste une aubaine pour les métropoles. Leur attractivité s’en retrouve boostée et l’économie locale est dopée par ces classements. Le dynamisme urbain bénéficie donc de ces bienfaits.

Désormais, il faut être “une ville qui bouge”. Montpellier est un bassin d’emplois fertile (notamment au niveau du secteur des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication mais aussi de l’informatique avec l’implantation de la société IBM), mais elle est aussi une ville étudiante. Ses différents pôles universitaires lui confèrent une jeunesse que d’autres n’ont pas.

Une ville jeune, dynamique, attractive, située géographiquement dans une région agréable - près de la côte d’Azur - La Surdouée profite des meilleures dispositions pour poursuivre son ascension.

Quels sont, donc, les grands projets urbains de Montpellier pour maintenir la cadence urbanistique et parfaire sa place dans les classements ?

La Cité Créative

La Cité Créative montpelliéraine a vu le jour en 2019 en plein cœur de la ville. Élue “meilleur projet d’attractivité du territoire” en 2017 par le Sommet immobilier ayant lieu à Paris en 2017, elle se situe sur l’ancien site militaire de l’École d’Application d’Infanterie. Destinées aux jeunes urbains actifs, elle ne rassemble pas moins de 30.000 m² dédiés aux activités tertiaires et aux commerces et 2.500 logements.

40 hectares d’aménagement accueillent 4 écoles avec 1.400 étudiants de l’Esma, l’Etpa, l’IPESAA et la Ciné Creatis. De plus 4.000 m² sont dédiés aux entrepreneurs avec des places allant de 150 à 200.

Euromédecine

Euromédecine constitue le lieu où se situe la filière santé-biotech avec un pôle d’excellence regroupant nombre d’entreprises telles que : Sanofi, Horiba Medical, Deinove, Idenix, C2 Diagnostic, Labover ainsi que la nouvelle faculté de médecine de Montpellier.

Au sein de ce quartier, l’offre immobilière reste spécifique en recueillant trois hôtels d’entreprises.

Investir à Montpellier - Place de la Comédie
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Cambacérès

Quartier numérique et connecté de Montpellier, Cambacérès est à proximité de l’aéroport de la ville ainsi que de l’autoroute A9. Centralisant les Affaires, le quartier possède également la Halle d’innovation recensant entreprises et écoles supérieures sur 12.000 m² dédiés au secteur du numérique. Cette cité digitale sera livrée pour la fin 2021 et proposera quelques 2.000 logements accessibles par la ligne 1 du tramway.

L’Axe Magistral

L’avenue Raymond-Dugrand marque l’avancée de Montpellier vers la mer Méditerranée. Accessible depuis l’A9, à équidistance des deux gares et proche du nouvel Hôtel de Ville, l’Axe Magistral dessert à lui seul 4 nouveaux quartiers autour du parc Georges-Charpak et du bassin Jacques-Cœur. Ici, l’offre immobilière se concentre autour de bureaux places Ernest-Granier et Pablo Picasso.

Le nouveau Saint-Roch

Véritable quartier de l’intermodalité, le nouveau Saint-Roch se trouve adossé à la gare et émerge à proximité de la place de la Comédie ainsi que du centre historique de Montpellier. Les 4 lignes de tramway traversent ce quartier qui propose 1.300 logements, 30.000 m² de bureaux et commerces sur un parc de 1,3 hectare.

C’est également ici que le Higher Roch, bâtiment résidentiel de standing doit prendre place et c’est également ici que l’investissement immobilier pour acheter un appartement neuf à Montpellier est le plus intéressant.

La French Tech à Montpellier
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Eurêka

En ce qui concerne Eurêka, la nouvelle cité intergénérationnelle et solidaire de Castelnau-le-Lez, le “bien-vieillir” est à l’honneur. Mélangeant mixité entre ville et nature mais aussi les générations, le quartier propose également un assortiment de logements, de bureaux, de commerces et de services.

Eurêka est le 1er quartier à énergie positive à Montpellier.

Ode à la Mer

Ode à la Mer est une opération ambitieuse de reconquête commerciale en périphérie de la ville montpelliéraine. Au point mort, elle devait s’étendre sur 5 km depuis Pérols. Desservie par la 3e ligne de tramway, elle aurait dû accueillir 70.000 m² de commerces, 15.000 m² de bureaux et d’hôtels ainsi que de 22.000 m² de loisirs et restauration. Ce projet démesuré ne fait pas l’unanimité parmi les acteurs politiques mais surtout parmi les habitants et les commerçants montpelliérains. En effet, jugée “dangereuses écologiquement mais aussi économiquement” pour les commerces locaux, la municipalité semble faire marche arrière en ce qui concerne cet ensemble.

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