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Notre comparatif neuf/ancien
Un jeune couple souhaite devenir propriétaire d’un T3 situé en zone A.
Ils possèdent 1 850 € de revenus chacun et un RFR de 35 000 €
Acheter un logement neuf
T3 330 000 €
Frais de notaire 6 600 €
Apport de 10% 36 000 €
Cuisine 5 000 €
Coût total
336 600 €
Emprunt
307 600 €
PTZ
112 500 € à 0%
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 271€/mois
Acheter un logement ancien
T3 260 000 €
Frais de notaire 20 800 €
Apport de 10% 28 000 €
Coût total
280 800 €
Emprunt
252 800 €
PTZ
Non éligible
Taux
3,20%
Durée
25 ans
Assurance
0,25%
Mensualité
1 278€/mois
*Document non contractuel. Voir conditions en agence
Malgré un prix d’acquisition plus bas pour un bien ancien, la mensualité reste identique à celle d’un logement neuf : alors pourquoi ne pas investir dans un bien neuf et profiter de ses nombreux atouts, tels que des frais de notaire réduits, de meilleures performances énergétiques et des garanties constructeur pour un investissement sécurisé et durable ?
Le 2 avril 2026, à l'auditorium de la SMABTP à Paris, Laurent Beaugiraud a prononcé ses premiers mots en tant que président du Pôle Habitat FFB lors de la convention annuelle de la fédération. Placée sous la bannière de la relance du secteur du logement, la journée a confirmé ce que la profession martèle depuis des mois : la convention Pôle Habitat FFB 2026 ne célèbre pas une sortie de crise, elle en appelle à une mobilisation politique pour atteindre les 400 000 logements par an et faire du logement un sujet central de la présidentielle 2027.
Passation de présidence et ton offensif
"Logements : Objectif Relance !". Le thème choisi par le Pôle Habitat FFB pour sa convention nationale donne le ton d'emblée. Après trois années de recul de la construction neuve, la fédération qui rassemble aménageurs, constructeurs de maisons, promoteurs et rénovateurs globaux refuse de présenter la situation comme stabilisée.
Ainsi, Grégory Monod, président depuis 2019, a passé la main après sept ans de mandat à Laurent Beaugiraud, élu par le Conseil d'Administration le 15 janvier 2026. Âgé de 53 ans, le nouveau président dirige depuis 2002 le Groupe Soleil, une entreprise de 65 collaborateurs basée à Valence (Drôme), active dans la construction de maisons individuelles, la promotion immobilière, l'aménagement foncier et la rénovation globale. La passation installe un dirigeant issu de la maison individuelle à la tête d'une fédération qui représente l'ensemble des segments du logement neuf.
"Depuis deux ans, par une action vigoureuse et grâce à la cohésion des syndicats de la filière au sein de l'Alliance pour le logement, nous avons obtenu ce que j'appellerai la fin du mépris, pire, de l'ignorance."
La profession considère avoir arraché une reconnaissance politique, mais juge la situation encore précaire. Les ventes de logements neufs aux particuliers restent à 112 579 en 2025, contre une moyenne de long terme de 212 974 (source : Chiffres FFB) : la production tourne à la moitié de son rythme habituel.
Accession en hausse, locatif en chute libre : l'équation impossible des 400 000
Le chiffre de 400 000 logements par an revient dans toutes les prises de parole. Le Pôle Habitat FFB l'inscrit dans une trajectoire plus large : 2 millions de logements produits d'ici 2030. Ce n'est pas un slogan annuel mais un plan quinquennal que la profession cherche à imposer dans le débat, et chaque année de retard dans la remontée en cadence éloigne la filière de cette cible.
Le dossier de la conférence de presse du 24 février 2026 de la structure montre que ce niveau de mises en chantier n'a été atteint ou approché, sur les vingt dernières années, que lorsque la maison individuelle neuve représentait environ 150 000 ventes annuelles. Or les ventes en individuel diffus plafonnent à 67 800 en 2025, soit moins de la moitié du seuil historique.
L'investissement locatif privé, angle mort de la reprise
Le chiffre le plus structurant du dossier du Pôle Habitat FFB ne concerne toutefois pas la maison individuelle : c'est l'effondrement de l'investissement locatif privé. En 2025, les ventes aux investisseurs particuliers ne s'établissent qu'à 9 469 logements, soit -51,1 % sur un an et -77,2 % par rapport à la moyenne de long terme (41 613 ventes). Alors que l'accession repart portée par le PTZ, le locatif privé continue de s'enfoncer faute de dispositif incitatif. C'est ce décrochage qui explique l'insistance de la convention sur le renforcement du dispositif Jeanbrun.
Grégory Monod lui-même a reconnu lors de la convention : Nous n'arriverons pas aux 400 000 logements par an dès 2026. Emmanuelle Cosse, présidente de l'Union sociale pour l'habitat (USH) et ancienne ministre du Logement, a abondé dans le sens de l'ancien président : Nous aurons du mal à atteindre les objectifs de production fixés par le gouvernement Lecornu (Source : le Moniteur).
Trois verrous à faire sauter : Jeanbrun, RE2020, ZAN
Le Pôle Habitat de la FFB listait en février dernier les priorités de la fédération : ouvrir le dispositif Jeanbrun aux logements neufs et anciens individuels et permettre les locations aux ascendants et descendants, remettre rapidement en mouvement les projets à l'issue des municipales, réviser les seuils de la RE2020 pour prendre en compte le passage des FDES de A1 à A2, mettre en application les mesures de la refondation de la REP Bâtiment, et transformer en mesures effectives les assouplissements du ZAN portés par le projet de loi "Simplification de la vie des entreprises" et la proposition de loi TRACE.
Laurent Beaugiraud a pointé, selon Le Moniteur, que le Jeanbrun en vigueur exclut la maison individuelle et n'autorise pas les investisseurs à loger un enfant ou un parent. Deux restrictions que la fédération demande de lever en priorité.
Après les municipales, la profession vise la présidentielle 2027
Le logement ne doit pas être l'annexe d'un programme présidentiel, a également déclaré Grégory Monod lors du débat de clôture. La stratégie de la fédération : profiter de la séquence ouverte par les municipales des 15 et 22 mars pour ancrer le logement dans le débat présidentiel. La FFB avait préparé le terrain avec 30 propositions pour les municipales 2026, destinées à remettre le logement au cœur des programmes locaux. La convention d'avril prolonge cette séquence en l'inscrivant dans une perspective nationale.
Gil Avérous, maire de Châteauroux et président de l'association Villes de France, invité à la convention, a souligné que les élections dans les intercommunalités seront déterminantes pour la production de logements. Le Pôle Habitat FFB a d'ailleurs explicitement interpellé ces nouveaux exécutifs locaux dans un communiqué diffusé le jour même.
"L'État doit fixer un cap clair et stable, les nouveaux exécutifs locaux doivent stimuler, encourager et accompagner les projets, et les professionnels doivent être reconnus comme des partenaires de solutions".
Laurent Beaugiraud
Cap 2030 : la balle dans le camp des intercommunalités
La convention du 2 avril est d'une part une passation de présidence qui installe Mr Beaugiraud avec un mandat de relance, et de l'autre une prise de position politique qui vise la campagne présidentielle de 2027. La filière repart avec un cap affiché de 2 millions de logements d'ici 2030, des demandes précises sur le Jeanbrun, la RE2020 et le ZAN, et un diagnostic sans ambiguïté sur l'effondrement du locatif privé comme principal frein à la reprise.
Prochaine échéance concrète : la capacité des exécutifs intercommunaux fraîchement élus à relancer les projets de construction sur leurs territoires.
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